J'ai vu. & Regarde cette fille là-bas, regarde la bien cette fille là, regarde moi. Chaque bleue, chaque blessures rendaient plus froid encore mon c½ur qui finirait pour sûr en pierre. Je suis cette fille rancunière, dont l'existence empoisonné parcours mes veines, poison mortel, corps étranger que je n'saurai extirper. Les yeux crachant la haine, la mienne, que j'ai pourtant si longtemps refoulée. Savez-vous seulement, ce que ce sentiment peut faire de nous? D'une main agile, il dérive dans vos canalisations veineuses, transporté jusqu'à destination, pour clouer le c½ur & vous déchirer de l'intérieur. & sans interruptions je me pose bien des questions, pourquoi suis-je une fille aussi fade? Si méchante que cela en deviendrai même d'une cruauté sans limite apparente? Je me remets assez en question pour savoir que c'est de sa faute à lui. & j'attendrai ce moment fatidique pour lui rendre l'appareil, lui, perché là haut avec cet air de dédain. Mon vieux, tu ne feras pas long feu. J'entends par là les 45 ans qui te rident & le fait que tu es mon père géniteur, cet homme avide de méchanceté dont l'âge se lit sur les commissures du visage. Tu as ce rôle que je déteste tant, à mon grand désespoir, malheureusement. Pourquoi serait-ce ma faute, cette médisance à ton égard ? Tu as fait naitre ce sentiment & tu l'as alimenté naïvement. Tu es le seul responsable, le plus incapable de nous deux à accepter ce que tu as provoqué. J'ai vécu. Les coups, les mots m'ont réveillé. Cette naïveté d'enfant que j'arborai depuis longtemps, m'a soudain vite rattrapé & m'a donné le coup de grâce, le joli coup de couteau dans le dos. Ah que je te haï, toi cet homme si froid, si distant, dépourvu de sentiments. Je suis si fragile mais je me montre si forte, juste pour t'énerver. & J'attends sagement cet âge où je pourrai partir, m'éloigner & t'oublier. Refaire ma vie, me refaire ce serait déjà ça. & je me promets que plus tard, je te laisserai tomber. Tu as tout gâché, cette partie de vie que je voulais garder. Tout ça, tu me le payeras. Je sais je suis trop rancunière, mais à force d'avoir été mal-aimé, maltraité, je suis devenue froide & distante comme toi. Je ne veux pas être cette impression de déjà-vu. Te ressembler serait se suicider. Être moi, certes commune mais aussi unique à la fois. Un "moi" quand même & pas le pâle reflet de ton identité J'ai survécu. Pourtant j'ai réussi, j'essaye d'exister pour moi pour une fois. Je souris & je ris aux éclats. J'ai pris ma revanche sur toi, & je ne finirai pas comme ça, juste l'ombre de ma personne, errante & méchante, dont le c½ur est trop froid pour être récupérable, étant trop imperméable, pas assez aimable. Ma famille c'est les autres, plus communément apellés « amis ». C'est aussi une douleur de chaque instant c'est sûr, mais ça reste une valeur sûre. & là je n'ai pas peur de leur donner mon amour, qui était enfouit sous terre & dans la tombe, quand je l'ai délaissé avec toi, sous cette croix de pierre. Encore aujourd'hui, le coeur de pierre est parfois nécessaire.
L' inspiration & le thème de la haine me vient d' elle : ) & je la remercie, ainsi que pour ses commentaires construits.